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L' ESTAMPE |
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| Les procédés de gravure se distinguent essentiellement par les procédés et les techniques d'impression mis en uvre pour éditer l'estampe. | |||||||||||||
| SOMMAIRE | |||||||||||||
Les papiers |
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PROCÉDÉS EN CREUX : TAILLEDOUCEengraving - etching-intaglio |
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L'origine des noms de papierAu XIVe siècle, la France possédait de nombreux moulins à papier qui fabriquaient des feuilles de formats différents. A cette époque, certains fabricants, notamment dans la région de Troyes, commençaient à réduire le format et l'épaisseur des feuilles dans le but de s'enrichir ! En 1398, le bailli de Troyes, Louis de Tignonville, appuyé par le roi Charles VI rendit une ordonnance qui obligeait les "ouvreurs" à signer leur fabrication sous peine de confiscation Ainsi, jusqu'à la fin du XIVe siècle, chaque papetier employa un filigrane distinctif, propre à sa fabrication. Au cours des siècles qui suivirent, les papetiers les plus appréciés furent imités par l'ensemble des fabricants qui donnaient aux "formes" les noms des filigranes qu'ils portaient : Raisin, Jésus, Colombier, etc. Formats principalement utilisés actuellement : Raisin : 50 x 65 cm
* Extrait du catalogue GRAPHIGRO |
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PROCÉDÉS EN RELIEF |
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PROCÉDÉS A PLAT |
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PROCÉDÉS AU POCHOIR OU A L'ÉCRAN |
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AUTRES PROCÉDÉS D'IMPRESSION |
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Technique adaptée à l'impression sur des "presses tailledouce"où l'artiste graveur creuse son dessin dans la plaque de métal (cuivre, zinc ou acier) soit par un procédé manuel ou chimique. : acide nitrique (eau forte) ou perchlorure de fer.
Au moment de l'impression, l'artisan imprimeur (tailledoucier) dépose de l'encre dans les parties creuses, à la poupée, au doigt ou au rouleau. Puis, la surface étant essuyée avec des poignées de tarlatane ,finition à la paume de la main, il met la plaque sur la presse taille-douce, dans ses marges et pose par dessus une feuille de papier pur chiffon bien humidifiée. À l'aide de langes de laine ou de feutre, la pression de la presse décharge l'encre des tailles de la plaque sur la feuille et l'estampe s'imprime : le papier humidifié va chercher l'encre dans les tailles et accuse le relief de la plaque. L'imprimeur imprime un nombre limité d'épreuves, après quoi il doit rayer la plaque pour empêcher toute réutilisation. Les plaques non aciérées s'usent plus vite et ne supporteraient pas un tirage élevé d'épreuves.
Au moyen d'un instrument extrêmement pointu et taillé en biseau (le burin), le graveur entaille le cuivre. Le burin coupe et soulève un copeau de métal laissant sur les bords de la taille apparaître des lèvres de métal (la barbe). Cette barbe normalement retirée avant l'impression peut être gardée pour retenir l'encre en halo velouté autour du trait.
Les traits au burin, nets et fins, s'élargissent habituellement au centre, tandis que leurs extrémités sont effilées. (effets de pleins et déliés)
Le trait est creusé dans le cuivre avec un instrument bien affûté qui soulève une barbe abondante. Il est moins profond que dans la taille au burin, mais sa barbe, qui sera conservée, est plus forte, celle-ci a pour fonction de retenir l'encre et, lors de l'impression, elle confère au trait une sorte de velouté. La fragilité de la barbe et la douceur du trait limitent cependant le tirage.
Au moyen du berceau, instrument à lame courbe dont la partie utile est finement dentée, la planche de cuivre est entièrement préparée et recouverte d'un grain rugueux (infinité de petites barbes). Une épreuve tirée à cette étape donnerait un noir uniforme, profond et velouté. A l'aide dun grattoir et du brunissoir, l'artiste coupe ou écrase, ou polit les aspérités de certaines parties de la planche pour qu'elles retiennent moins l'encre donnant donc des valeurs différentes à l'encre. La manière noire repose ainsi sur la création de dégradés qui vont du noir profond au blanc pur en passant par des gris (demi-tons). Bien entendu le noir a valeur d'exemple et les estampes produites peuvent bien sur être conçues pour la couleur.
L'Artiste graveur recouvre d'abord la plaque de métal (souvent du cuivre) d'un vernis dur que les acides n'attaqueront pas. Le graveur prend ensuite une pointe d'acier et dessine au trait sur ce vernis, découvrant le métal, mais sans en entamer la surface.
Le cuivre, ou le métal est mis à nu. La plaque ainsi "dessinée" sera plongée dans un bain d'acide . Celui-ci attaquera les parties non protégées du métal mis à nu et c'est la morsure, : temps plus ou moins long que la plaque passe dans le bain 'acide; qui déterminera la profondeur et la largeur des traits, donc leur valeur. Ceux-ci ont tendance à être de même largeur sur toute leur longueur aussi l'artiste a intérêt à recouvrir de vernis certaines parties fines et à prolonger la morsure. A la différence de la gravure au burin, leurs extrémités ne sont pas effilées mais plutôt carrées. Le vernis laissant plus de liberté à l'artiste, le trait gravé à l'eau-forte est plus spontané que celui, plus dur et plus précis, du burin et s'apparente plus à un dessin à l'encre.
Technique mise au point pour imiter le dessin au crayon.
Sur une planche recouverte d'un vernis mou (vernis ordinaire additionné de suif), l'artiste pose une feuille de papier au grain de son choix, ou vergé sur laquelle il dessine au crayon. Sous la pression de la mine, le vernis se détache du cuivre et adhère au papier révélant sa texture. Le graveur peut ensuite soulever le papier et procéder à la morsure en cuve.
Très utile pour imiter des collages.
L'artiste fabrique son collage et le retourne ensuite sur une plaque enduite de vernis mou* sur la plaque légèrement chaude) Un passage sous la presse fera adhérer ce collage au vernis révélant surtout les reliefs.
* (pose au rouleau)
Mise au point pour imiter le lavis, mais faisant partie des techniques de l'eau-forte, l'aquatinte concerne davantage la tonalité des surfaces et du trait.
La planche introduite dans une "boite à grain" est recouverte d'une couche de colophane (ou résine) broyée déposée en fine couche uniforme.
, L'artiste détermine la grosseur du grain est par le temps d'introduction dans la boite et la quantité de résine déposée. Ensuite la plaque posée sur un grillage est chauffée par en dessous pour que la résine fonde et se fixe au cuivre le protégeant (effet d'une trame) avant qu'elle ne soit plongée dans le bain d'acide; seul est alors mordu le cuivre non protégé par les grains de résine. Plus la morsure est longue, plus les tons sont foncés à l'impression. Les surfaces qui doivent rester blanches sont épargnées aux moyen d'un vernis dur (vernis à base de bitume de Judée).
Ce procédé très adapté aux peintres, et jumelé à l'aquatinte, diffère par le fait que l'artiste peint directement en "positif" les parties à graver. S'il peignait au vernis, (en négatif) sa peinture serait les parties protégées, donc les blancs. C'est en fait un sirop de sucre saturé mélangé à de l'encre de chine. L'artiste peint donc directement sur le métal comme à l'encre de chine sur du papier; ici, le pinceau de l'artiste retrouve son rôle premier et travaille librement. A la fin de son travail, il recouvre toute la surface de la planche d'une couche de bitume ,pas trop épaisse cependant. Lorsque le vernis est sec, il plonge la planche dans un bain d'eau chaude ou utilise une éponge et fait gonfler et dissoudre le sucre et enlève le vernis aux endroits peints, laissant à nu le motif, tandis que le reste de la planche conserve sa protection.
Aujourd'hui, du drawing-gum de graphiste ,ou des gélatines photosensibles, peuvent remplacer le vernis mou.
On dépose ensuite une couche de résine sur les parties mises à nu et on procède à la cuisson de celle-ci et à la morsure.
La gravure du dessin et l'impression se font non pas au moyen de creux, mais par les parties laissées en relief.
Sur un bloc constitué d'un matériau rigide. Le graveur creuse autour du motif pour les surfaces qui devront rester blanches (non encrées). Ceci s'appelle champlever un dessin. L'image est laissée en réserve sur le bloc : il a été épargné. C'est pour cela que la gravure en relief s'appelle aussi la "taille d'épargne". Ce peut être aussi au moyen de couches ajoutées sur la surface, car les gravures en relief, autres que la gravure sur bois de fil ou la linogravure, créent des motifs légèrement saillants avec des morceaux de carton ou de papier collés, de la colle plastique travaillée et durcie, des moulages et autres formes en saillie. L'impression se fait soit en frottant le verso du papier déposé sur la surface encrée avec une cuillère en bois, ou un baren japonais, soit en passant le papier et le bloc sous une presse taille douce ou typographique.
L'artiste dessine son motif directement sur un bloc de bois plat débité le plus souvent dans le sens des fibres. A l'aide d'une gouge et ou d'un canif bien aiguisé, le graveur ne fait apparaître que les traits de son dessin qui, tout en relief, est ensuite encré et imprimé. Le motif est détouré au canif et les surfaces qui doivent rester blanches sont évidées à l'aide des gouges. Il existe aussi une gravure sur bois clair-obscur qui utilise un bloc pour chaque couleur, atteignant ainsi à la plus grande tonalité du dessin.
Le graveur utilise une plaque de linoléum qu'il creuse selon les techniques de la gravure sur bois. Le linoléum étant un matériau plus homogène que le bois, la surface imprimée à moins de grain que dans la gravure sur bois.
Afin d'éviter la contrainte du fil du bois, L'artiste grave son dessin sur une plaque de bois constituée de pièces de bois coupées à contresens des fibres et collées ensemble en planche, assez dure. (les planches à découper des bouchers sont faîtes ainsi)
Cette technique permet, mieux que la gravure sur bois de fil, d'exprimer les nuances et les finesses du motif. Le plus souvent le bois de bout se taille au burin, c'est le profil du burin qui détermine le genre de trait, le graveur creuse autour de son motif en épargnant tout le reste de la surface. Ce n'est donc pas le motif épargné qui est encré et imprimé sur la feuille. Si l'on dessinait directement son motif au burin, on obtiendrait des lignes blanches sur fond noir.
On donne parfois ce nom à une impression réalisée à partir d'une planche de métal où toute la surface, sauf le motif, a été mordue. L'artiste peint avec un vernis protecteur son motif sur une planche de métal, celle-ci est ensuite plongée dans un bain d'acide jusqu'à ce que les parties non protégées soient suffisamment creusées pour faire ressortir le motif en relief. On procède ensuite à l'encrage comme dans la gravure sur bois.
A l'instar de la LITHOGRAPHIE 'Artiste dessine avec des matériaux gras (crayon et encres) sur une pierre, une plaque de zinc ou d'aluminium grainé, qu'il traite selon des méthodes chimiques spécifiques. Ce qui caractérise ces procédés, est le fait que les parties imprimantes se trouve au même niveau que les parties non imprimantes. Cela est possible grâce au principe de la répulsion de l'eau et des corps gras. Le support sera ensuite encré et recouvert d'une feuille de papier, l'impression se fait à plat sur une presse manuelle, semi-automatique ou automatique.
Inventée à la fin du XVIIIe siècle en Allemagne par Alois Senefelder, la lithographie repose sur le principe de la répulsion de l'eau par les corps gras. L'artiste dessine directement sur une pierre calcaire grainée avec un crayon gras ou un pinceau trempé dans une encre grasse, l'encre lithographique. On peut aussi exécuter les dessins sur des plaques de zinc (zincographie) ou d'aluminium (alugraphie). Lorsque le dessin est terminé on prépare la pierre avec un mélange d'acide nitrique et de gomme arabique. Cette préparation produit une séparation de nature chimique entre les régions à imprimer (dessinées) et les autres (non dessinées). Le gras déposé par l'encre ou le crayon du dessinateur pénètre dans la pierre tandis que les surfaces vierges non dessinées restent hydrophiles. Avant l'impression, la pierre est mouillée et les parties réservées (non dessinées) se couvrent d'une pellicule d'eau. L'encre est ensuite appliquée sur la pierre à l'aide d'un rouleau. Les parties grasses qui sont dessinées attirent et retiennent l'encre alors que les parties non dessinées et humidifiées la refusent. Après encrage, la pierre est couchée sur le chariot de la presse et recouverte d'une feuille de papier qui sera "pressée" contre la pierre. L'image obtenue sera le miroir de la composition sur la pierre. A noter que la lithographie en couleurs exige autant de pierres que de couleurs; toutes les impressions sont superposées en registre. C'est un procédé chimique qui ne comporte pas de relief. Pierre lithographique encrée en noir
Un dessin exécuté au crayon lithographique, sur un papier à report spécialement préparé, peut être transféré sur une pierre lithographique. On posera le papier de report sur la pierre humide, puis on passera celle-ci sur la presse. Une fois que l'image est reportée on procède comme pour un lithographie ordinaire. La texture du papier de report demeure toutefois apparente dans les lithographies de ce genre. L'impression lithographique à l'avantage de remettre à l'endroit l'image que le report avait inversée.
Ce procédé d'impression utilise les techniques lithographiques dans un but de tirage important. L'artiste dessine sur un calque qui sera transférée sur une plaque de zinc ou d'aluminium. L'image ainsi obtenue est imprimée de la faÁon habituelle par encrage et impression à la main. L'impression elle-mÍme peut cependant Ítre accélérée en ayant recours à une machine offset, mais seules les plaques de zinc ou d'aluminium sont assez souples pour Ítre calées sur un cylindre. De plus, le procédé offset suppose une double impression. La planche encrée est imprimée sur un cylindre en caoutchouc (le blanchet) qui reporte l'image sur une feuille ou un rouleau de papier. L'encre, assez liquide, permet un encrage rapide et un report facile. La maniabilité du procédé est telle que les artistes y recourent pour les lithographies en plusieurs couleurs de grand format. Autre caractéristique de cette technique, elle n'inverse pas l'image dessinée sur le calque.
Le motif est découpé dans une plaque (pochoir) ou un écran (sérigraphie), de telle manière que l'encre ou la peinture que l'artiste appliquera au moyen d'une brosse (pochoir), d'une raclette (sérigraphie) passeront à travers pour se fixer sur le papier.
Le motif est découpé dans une fine plaque de métal ou de carton, puis cette plaque est placée sur une feuille de papier, enfin l'imprimeur dépose son encre dans son motif à l'aide d'une brosse ou d'un aérographe.
L'Artiste tend un écran fait d'une fine soie (aujourd'hui un polymère) sur un cadre un bois. Sur cette trame il colle les motifs prédécoupés. Au moyen d'une raclette, il applique, en pressant bien fort, de l'encre au dessus d'une feuille de papier. Seules les surfaces non recouvertes laisseront passer l'encre. Les techniques courantes de la sérigraphies sont toutefois, pour la plupart, plus élaborées. On isolera par exemple les surfaces de la soie qui doivent être réservées avec un enduit imperméable plutôt qu'avec une plaque en papier découpé. L'artiste peut aussi, après avoir dessiné son motif sur l'écran avec de l'encre lithographique recouvrir celui-ci, d'une mince couche de colle ou de gomme et le laver à la térébenthine afin de dissoudre les surfaces encrées pour que la peinture traverse le motif; la colle restera cependant intacte. Enfin il pourra aussi remplacer le tissu par un métal léger ou par une pellicule photosensible qui permettra d'opérer un report photographique.
L'artiste "peint" directement son image avec de l'encre d'imprimerie sur une plaque de verre ou de métal, puis l'imprime avant que l'encre ne sèche.
Cette technique ne permet d'obtenir qu'une seule épreuve.
Il existe aujourd'hui moins de dix imprimeries au monde exploitant encore cette technique, dont deux à Paris : l'imprimerie Nationale et ARTE.
Cette technique permet d'imprimer une image en noir ou en couleurs sur n'importe quel support (sauf papier couché), et ce sans trame (contrairement à la quadrichromie). Une plaque de verre est sablée, de manière à retenir une fine pellicule de gélatine photosensible, puis insolée à travers un négatif photographique afin que l'image se fixe dans la gélatine. Il est ensuite possible d'imprimer un grand nombre d'exemplaires tous identiques sans aucune perte de qualité par rapport à un tirage photographique.